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Le jeudi 23 juin 2011 à 9h00

à l’union départementale du Rhône

 

aura lieu une réunion sur la mise en oeuvre de la 4ème résolution du 49ème congrès confédéral au niveau de notre département avec l’ensemble des unions locales et unions syndicales.

 

Résolution 4 en liens avec la décision 11 du 10 congrès des services publics.

 

Décision n°11

 

Le congrès décide, en application des décisions du 49ème  congrès confédéral, et plus particulièrement de la résolution no 4, de réfléchir, avec les syndiqués, à l'évolution du périmètre des syndicats, à partir des réalités locales et départementales. Le congrès mandate la commission exécutive fédérale, en lien avec les coordinations départementales et régionales, pour veiller à la bonne mise en oeuvre de cette résolution Celle-ci doit contribuer à la poursuite de notre démarche de conquête en matière de syndicalisation : le congrès fixe l'objectif d'au moins 80 000 syndiqués d'ici au prochain congrès fédéral. Le développement de l’information syndicale de nos militant-e-s et syndiqué-e-s est un élément structurant du développement de la syndicalisation et du rapport de force : pour y contribuer, le Congrès décide que l'organisation syndicale, à tous les niveaux de la Fédération, doit assurer l'abonnement à la NVO de chaque premier responsable de nos structures et coordinations, et plus largement développer l'abonnement de tou-te-s les adhérent-e-s, des élu-e-s et mandaté-e-s.

 

 

RÉSOLUTION N°4

SYNDICATS : offrir le cadre de syndicalisation nécessaire pour les salariés dans toutes leurs diversités.

Le syndicat est l’organisation de base de la Cgt. Il est pleinement responsable dans la Confédération. Á l’interface entre celle-ci et les salariés, il constitue un facteur essentiel de syndicalisation pérenne. Il est aussi le premier niveau de confédéralisation de notre activité.

 

Pour répondre au défi de la syndicalisation sur l’ensemble du salariat d’aujourd’hui, la Cgt doit se doter de syndicats capables d’offrir un véritable cadre de syndicalisation pour les salariés dans toutes leurs diversités et pour les retraités.

 

La Cgt portera donc ses efforts sur la syndicalisation et l’organisation de tous les syndiqués dans un syndicat, sur la qualité de vie syndicale, la formation syndicale et l’efficacité revendicative de chaque syndicat.

 

Le périmètre de chaque syndicat doit être défini selon sa capacité à remplir plusieurs fonctions :

 

Élaborer avec les salariés les revendications dans toutes leurs dimensions (professionnelle, locale, interprofessionnelle, nationale…),

 

Construire un rapport de forces avec les salariés pour obtenir des avancées dans l’entreprise ou l’établissement mais aussi au-delà, à partir des entités et communautés de travail sur lesquelles le syndicat est amené à rayonner pour créer les convergences et solidarités nécessaires à une démarche de conquête.

 

Animer les négociations sur l’ensemble des catégories et établissements et/ou entreprises sur lesquels il rayonne (démocratie, consultation, action …),

 

Mettre en œuvre la démocratie syndicale sur l’ensemble de son périmètre à l’appui de la charte de la vie syndicale votée au 47e Congrès confédéral, de la charte des élus et mandatés et de la charte égalité femmes/hommes. Cela inclut la mise en place de sections syndicales et la prise en compte des diversités et des spécificités.

 

Construire et faire vivre les orientations de la Cgt auprès des syndiqués et de l’ensemble des salariés du périmètre du syndicat.

 

Participer dans sa mesure et être acteur de la réussite des initiatives professionnelles et interprofessionnelles.

 

Pour parvenir à ces objectifs, le congrès décide de rendre effectif le rattachement de tout syndiqué à un syndicat et de toute section syndicale ou base organisée à un syndicat.

 

Ceci fera l’objet d’une évaluation au 50e Congrès confédéral.

 

Pour ce faire :

1) Un dispositif d’impulsion, décidé par le Ccn, s’attachera à opérer les croisements nécessaires entre Fédérations, Unions départementales et Unions locales afin de faciliter par des propositions partagées la constitution de syndicats dont les formes seront diversifiées en fonction des enjeux posés aux salariés et des attentes des syndiqués.

Il rendra compte régulièrement de l’avancée de ses travaux et engagera ce processus en veillant notamment :

 

au périmètre des syndicats qui doit être adapté pour permettre de remplir les fonctions définies ainsi que la mise en œuvre de la charte de la vie syndicale.

à l’engagement de tous les syndiqués concernés dans ce processus. Ceux-ci doivent pouvoir participer pleinement à la constitution de leur syndicat qui sera validée par la tenue d’un congrès et le dépôt de statuts.

 

2) Chaque syndicat de la Cgt tiendra, avant le 31 décembre 2011, un congrès ou une Assemblée générale des syndiqués afin, notamment, d’examiner s’il convient de modifier son périmètre professionnel et territorial en s’inspirant des orientations des 48e et 49e Congrès. Les fédérations, unions départementales et locales concernées seront invitées à y participer.

 

Les Fédérations, Unions départementales et Unions locales auxquelles le syndicat est affilié contribueront à cet examen qui prendra en compte les dispositions résultant du dispositif d’impulsion décidé par le Ccn. Elles créeront les conditions de concertation pour que les syndicats puissent examiner les défis qu’ils ont en commun, les hypothèses de constituer des syndicats professionnels locaux, des syndicats de site etc. Des dispositions particulières seront mises en œuvre auprès des syndicats nationaux pour une contribution effective de leurs organisations territoriales.

 

Une commission « affiliation à la Cgt », placée sous la responsabilité du Ccn, est chargée de traiter les éventuels désaccords ou conflits posés par l’adhésion d’un syndicat aux Ud et aux Fédérations.

 

3)Un dispositif national, « accueil adhérent », qui impliquera toutes les organisations de la Cgt sera créé. Il s’attachera à informer, orienter, former, accompagner l’adhérent pour permettre une réelle continuité de son adhésion :

 

il sera ciblé sur les nouveaux adhérents dont l’affiliation directe à un syndicat n’est pas immédiatement réalisable et devra leur permettre d’être rapidement partie prenante d’un syndicat,

 

Il devra permettre la continuité d’adhésion syndicale et les moyens de sa réalisation à tous les syndiqués dont la situation professionnelle change, quel qu’en soit le motif, y compris lors du départ à la retraite.

 

Le Ccn décidera du mode de fonctionnement de ce dispositif qui devra être opérationnel début 2011 et qui fera l’objet d’une évaluation régulière.

 

L’activité professionnelle

 

Les revendications et l’action professionnelles sont un fondement essentiel de notre syndicalisme. Essentiel, parce qu’elles sont un des déterminants de la capacité, de l’efficacité revendicative d’un syndicat. L’évolution du salariat, des entreprises, des collectifs de travail n’a pas rendu accessoire la dimension professionnelle de l’activité syndicale, bien au contraire. Les réponses professionnelles apportées, dès le lieu de travail, continuent à conditionner l’adhésion à la Cgt et la pérennité de celle-ci.

 

Nous sommes face à une réalité économique et sociale mouvante et complexe. Le capital imprime nettement celle-ci. Comment, dès lors, élaborer les réponses professionnelles adéquates alors qu’il y a mille façons de construire à partir des diverses aspirations des salariés ? Comment faire en sorte que ces réponses soient porteuses d’avenir et de conquêtes sociales solidaires ?

 

Une très grande diversité caractérise les fédérations de la Cgt. Diversité par leur champ de syndicalisation, par leur nombre d’adhérents. Les champs fédéraux actuels de la Cgt sont d’abord un héritage d’identités professionnelles constituées de différentes manières : autour des conventions collectives ou des champs statutaires par exemple. Nombre de nos fédérations souffrent de difficultés à déployer une activité territoriale.

 

Toutes les fédérations sont aujourd’hui interrogées, parfois même dans leur champ propre, face à des dimensions nouvelles qui ont trait à l’activité professionnelle.

 

Force est de constater que nous n’avons pas la capacité d’ensemble, avec les organisations professionnelles actuelles et leur mode de fonctionnement, de répondre aux enjeux professionnels et aux nécessaires convergences revendicatives entre tous les salariés.

 

Ce problème est celui de toute la Cgt et appelle la construction de solutions cohérentes et partagées. Une démarche doit ainsi être décidée, dans laquelle notre conception du fédéralisme prend toute sa place.

 

Depuis le 48e Congrès, des réflexions, voire même des formes de travail communes ont émergé autour de champs d’activités.

 

Sans doute y a-t-il là autant de points d’appui et de retours d’expériences possibles. Pour autant, il nous faut aller plus loin en généralisant un travail effectif commun entre fédérations, à partir de grands axes structurant l’activité professionnelle.

 

Les nouvelles règles de représentativité confirment le besoin de regroupements de branches pertinents pour dégager une représentativité à ce niveau. La Cgt se doit de faire des propositions à cet égard.

 

Un nombre croissant de salariés a des garanties collectives diverses tout en relevant des mêmes champs d’activité professionnelle. Lutter contre les stratégies de mise en concurrence des salariés ne suppose-t-il pas de dépasser, par une élaboration revendicative concrète avec eux, les périmètres de ces conventions et statuts ?

 

Á partir d’espaces professionnels communs, l’objectif est de créer les conditions de convergences et de constructions revendicatives nécessaires à notre syndicalisme de conquêtes, au Nouveau Statut du Travail Salarié en particulier.

 

Nous voulons viser l’opérationnel tout en considérant que ces espaces ne devront pas figer le travail ensemble entre fédérations, que les interactions entre elles et avec l’interprofessionnel seront essentielles. En outre, des fédérations seront appelées à travailler dans plusieurs espaces professionnels communs.

 

Une telle mise en œuvre nécessite des fédérations à l’initiative pour décider avec les syndicats de porter des campagnes revendicatives communes donnant du sens à notre revendication du Nouveau Statut du Travail Salarié. Elle invite à repenser et traduire l’activité de chaque fédération en un niveau de confédéralisation à part entière.

 

Si l’entreprise ne peut plus constituer l’assise unique des syndicats, cela demande de donner toute sa place à la dimension territoriale dans la reconquête du salariat. Les fédérations doivent donc prendre en compte le fait qu’un syndicat puisse organiser des salariés relevant, pour des raisons logiques, de différentes fédérations. Cela implique des relations de travail correspondant à cette nouvelle réalité.

 

 

 

 

Tag(s) : #Rendez-vous

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