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50 ème anniversaire d’une guerre qui n’aurait jamais du avoir lieu

 

Ayant participé à la guerre d’Algérie dans ses pires moments je voudrais répondre clairement à des questions qui se posent :

 

1. Les Algériens ont-ils eu raison de se battre pour leur indépendance ?

La réponse est OUI

2. L’armée française a-t-elle pratiqué la torture en Algérie ?

La réponse est OUI

3. Tous les soldats français étaient-ils des tortionnaires ?

La réponse est NON

4. Le FLN (l’Armée de Libération Algérienne) a-t-il aussi pratiqué la torture ?

La réponse est OUI

5. Tous les combattants du FLN étaient-ils des tortionnaires ?

La réponse est NON

6. L’armée française et ses dirigeants ont-ils été les seuls responsables de la torture

?

La réponse est NON

7. Les politiques ont-ils eu leur part de responsabilité dans la pratique de la torture ?

La réponse est OUI lorsqu’ils ont voté l’état d’urgence puis donné ensuite à l’armée les pleins pouvoirs y compris les pouvoirs de police.

 

J’étais de garde la nuit du 21 au 22 avril 1961, la nuit où les putschistes se sont emparés des radios et télévisions à Alger et Oran.J’ai entendu l’appel de Raoul Salan.

 

C’est pourquoi je veux m’exprimer sur deux aspects:

 

1) l’armée de conscription (supprimée par Chirac en 1996)

 

2) l’abandon des Harkis par le pouvoir politique

 

  1. J’ai toujours été contre la suppression du service militaire. Point de vue personnel qui m’a valu et me vaut encore beaucoup de critiques. Mais s’il n’y avait eu en Algérie qu’une armée de métier, le coup d’état aurait eu toutes les chances d’aboutir. Ce sont les appelés sur place qui se sont opposés aux ordres des généraux rebelles. Une armée de métier aurait obéi. Une armée de métier est une armée offensive, c’est un métier de faire la guerre. A l’encontre l’armée de conscription doit être une armée défensive.

Les deux piliers de la république sont l’armée de la République (aujourd’hui disparue) et l’école de la République Le régiment, comme on disait à l’époque, était un brassage extraordinaire de toutes les couches sociales de la société. Se retrouvaient dans la même chambrée, ouvriers, agriculteurs, cadres, employés, bourgeois… Ce qui donnait des discussions souvent source de découvertes.

  1. Quant aux Harkis (nom donné aux groupes supplétifs indigènes pour l’armée française), je serai bref mais sans concession. L’attitude de la France et des gouvernements de l’époque est honteuse. Les Algériens ont été « embobinés » avec la propagande. Après les accords d’Evian, la France les a dépouillés de leurs armes et pour la plupart abandonnés à leur sort. Du jour au lendemain ils se sont retrouvés sans protection. Après l’indépendance, des dizaines de milliers ont été exécutées sanguinairement surtout par les combattants de la dernière heure, rachetant ainsi leur passivité antérieure, une répression massive s’est abattue sur eux en été et automne 1962. Quant à ceux qui ont été rapatriés, une minorité, on les a parqués dans des camps (camp de Rivesaltes, de Bias, de Plo de Mailhac…)Renégats en Algérie, parias en France. Serait-ce la crainte inavouée d’une invasion musulmane? Les différents gouvernements n’ont jamais reconnu la responsabilité de la France dans la guerre d’Algérie ni sa lâcheté dans l’abandon des Harkis.

Charles RAMAIN

 

 

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Tag(s) : #Histoire

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